En 10 ans, le nombre de communes belges francophones ayant recours à la vidéosurveillance a explosé, passant de 20 à 80%. Pas moins de 6000 caméras enregistrent en continu nos moindres faits et gestes.
Tous les prétextes sont bons pour justifier l’omniprésence de technologies de surveillance : insécurité, incivilité, gestion des déchets. Dans les faits, ces dispositifs servent avant tout à réprimer les mouvements sociaux, ficher les individus, contrôler la population. Toujours plus perfectionnés, ils intègrent aujourd’hui la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle pour croiser des données sur les citoyens, et peuvent même lire les plaques d’immatriculation.
Aucun moratoire et aucune loi ne pourra endiguer cette logique autoritaire.
En France, la vidéosurveillance algorithmique a été testée dans l’illégalité pendant des années dans de nombreuses villes. L’opacité de ces dispositifs techniques empêche tout contrôle. Les intérêts court-termistes des entreprises privées du secteur s’entremêlent avec ceux du pouvoir.
Seule la remise en cause du système technologique, et l’organisation concrète en vue de sa mise à l’arrêt, pourra empêcher la transformation du monde en prison à ciel ouvert.
Contre la surveillance, rejoignez la résistance !
Les villes belges : Des prisons à ciel ouvert ?
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