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Breizh ressources : La ruée vers l’or dans votre jardin ?

Par
ATR
26
December
2025
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Plomb. Cuivre. Etain. Terres rares. Métaux stratégiques pour l’industrie. La start-up lorientaise a déposé 3 permis d’exploitation. Objectif : recherche de la présence d’or et d’une quarantaine d’autres minerais. Cible : les sous-sols de 5 départements, dont le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. A sa tête : Keith Barron, un géologue-entrepreneur anglo-canadien ayant fait main basse sur une des plus grandes mines d’or au monde. Un périmètre total de recherche de 850 km², un budget de près de deux millions d’euros.
 
Depuis le début de l’année, les communes ciblées se battent, et ont voté en conseil municipal le refus d’autoriser l’accès de leurs parcelles aux recherches minières. À ce jour, 17 communes sur 20 concernées se sont prononcées contre. A leur tête, trois collectifs : Stop Taranis, Stop Bélénos, Stop Epona. Les “mines responsables” ou “après-mine propre” sont, selon eux, un mythe.
 
En témoignent l’histoire des anciennes mines françaises, mais aussi celles d’anciennes exploitations, comme la tristement célèbre mine d’argent du Huelgoat, fermée depuis des siècles, mais dont les déchets sont toujours toxiques. Avidité industrielle, conséquences éternelles. Pollution des sols et des eaux. Destruction des écosystèmes. Dangers pour la santé. Niveau de radiation élevée. Perturbation de l’agriculture.
 
Le projet représente une relance de l’activité minière dans une région dont les habitants craignent les impacts. Eau et Rivières de Bretagne dénonce à ce sujet “des dossiers lacunaires et des risques sous-évalués”. Ce 3 décembre, l’État, sourd comme à son habitude à l’opposition citoyenne, a lâchement autorisé une start-up manœuvrée depuis l’étranger à fouiller avidement les entrailles de la Terre. Des permis exclusifs allant de 3 à 5 ans, première étape de ce qui s’annonce comme une sinistre catastrophe qui défigurera le paysage à tout jamais.
 
Juste à côté de chez vous.
 
Ils tentent de nous vendre l’exploitation minière comme un “mal nécessaire” pour la “transition énergétique”, mais en réalité il ne s’agit que d’un retour à un extractivisme moderne où les territoires sont envisagés comme des réservoirs de métaux à piller sans modération pour les besoins de l’industrie. Pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, on bascule dans la dépendance aux minerais. Le système techno-industriel a besoin de métaux comme un organisme a besoin d’oxygène. Il ne connaît qu’une seule logique : s’étendre. Il transforme les forêts en ressources, les sols en stocks, les habitants en variables d’ajustement. On nous dit que ces métaux sont “nécessaires”. Mais nécessaires à quoi ? À maintenir un modèle énergétique glouton, piloté par les mêmes intérêts industriels qui ont précipité la crise écologique.
 
En réalité, c’est la vieille logique industrielle qui revient sous un vernis vert. Rien n’a changé : on extrait, on impacte, on externalise les dégâts. Les collectifs le savent, vous le savez aussi : La question n’est pas où on extrait, ni comment on extrait. La vraie question, c’est : Pourquoi tolérons-nous encore un système qui exige d’extraire toujours davantage ?
 
Face à la guerre des métaux, tolérance zéro !

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