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Brêves de presse

La France s’offre son étoile noire

Par
ATR
25
December
2025
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Macron offre un joli cadeau de Noël avec le projet pharaonique d’un porte-avions qui fera régner la terreur sur les sept mers. 80 000 tonnes, 310 mètres de long,  2 000 marins, 30 avions, le tout propulsé sur les mers  par deux réacteurs nucléaires. Ce véritable monstre coûtera 10 milliards et promet de booster l’économie nationale. Pas moins de 800 entreprises  (dont 80 % de PME, nous assure le président) sont impliquées. Dassault et Thalès mettront  bien entendu la main à la pâte. Toutes ces entreprises, peu importe ce qu’elles construisent, contribueront joyeusement à l’effort de guerre, partout en France.
 
« Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance  de l’industrie, de la technique » fanfaronne Macron. L’arme ultime de la France sera dotée des technologies dernier cri pour mener la guerre 2.0  : drones et missiles de tous types, dopé à l’IA, il pourra analyser en temps réel les données du champ de bataille. En réalité, comme l’a montré Jean-Robert Viallet dans L’homme a mangé la terre, la guerre est la matrice de notre monde industriel.
 
Des bulldozers aux pesticides, en passant par les maisons pavillonnaires ou les filets de pêche industriels, la plupart de ce qui constitue l’environnement matériel dans lequel nous évoluons depuis plusieurs générations provient des deux boucheries mondiales du siècle dernier. Aujourd’hui alors que les tensions géopolitiques s’intensifient, nous vivons le retour d’un  discours guerrier qui voudrait nous enthousiasmer pour ce genre de projet industriel démentiel.
 
Ne perdons toutefois pas de vue que la guerre ne s’est jamais vraiment terminée. Les industriels, quand ils ne fournissaient pas des armes aux grandes puissances pour qu’elles s’entre-tuent, leur ont fourni des armes pour qu’elles exploitent leurs territoires  et contrôlent leur population. La guerre s’est aussi exportée, loin des yeux et des cœurs. Le rythme de production n’est en fait jamais revenu à un niveau antérieur à celui de la Seconde Guerre mondiale, et n’a fait que s’accélérer
 
Mais si l’industrie et la technologie, aujourd’hui plus que jamais, sont les vecteurs d’une militarisation intensive qui menace notre avenir proche,  ne devraient-elles pas être les cibles des mouvements sociaux de libération des peuples, aspirant à l’autonomie et à la paix ? L’industrie a imposé ses produits dans la société civile. Nous dépendons des mêmes technologies, des mêmes infrastructures, de la même énergie qui alimentent le pouvoir.
 
Comme toujours, la guerre est  le moteur du développement technologique. Et si stopper l’industrie permettait de stopper les guerres ? Si nous voulons stopper le massacre avant qu’il ne soit  trop tard, il nous faut renoncer au confort industriel, ne plus céder au chantage du pouvoir.
 
Nous ne voulons ni de leur protection, ni des miettes des industriels.
Nous voulons une terre fertile et la liberté, pour nous et nos enfants.
 
CONTRE TOUTES LES GUERRES,
REJOIGNEZ LA RÉSISTANCE !
 
ATR Rennes - 15 décembre https://www.instagram.com/p/DSSj-AdDGnE/?img_index=1

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