Artificialisation des sols. Prédation en eau. Pollutions records. En Île de France, en Essonne, l’installation du supercalculateur Eclairion fait polémique.
Certains dénoncent « une machine à détruire la nature ». En plus des data centers, l’intelligence artificielle a besoin de supercalculateurs : un ensemble d’ordinateurs interconnectés exécutant un nombre colossal de calculs. Thalès, TotalEnergies, le CNRS ou encore Mistral AI : au total, près de 200 acteurs industriels européens ont accès à Eclairion. Recherche publique, défense et géants du Big Data y avancent côte à côte. Sur le même site se trouve la Direction des applications militaires du CEA, où fut conçu le cœur de la première bombe atomique française. Derrière le mythe de la neutralité technologique, chatbots et missiles reposent en réalité sur une infrastructure commune, portée par les mêmes acteurs.
Les riverains sonnent l’alarme. Pendant que les IA avalent les données, l’eau s’évapore, siphonnée par les robots. Le supercalculateur avale jusqu’à 423 m³ d’eau, une soif démesurée digne de millions de foyers en Île de France. Les sécheresses se multiplient et les IA puisent sans relâche dans les dernières réserves.
Ces méga-ordinateurs assèchent les territoires, et plus insidieusement encore, ils étouffent les voies respiratoires. Les États-Unis, nous offrent un aperçu glaçant de ce qui nous attend. Plus précisément, à Memphis, Le supercalculateur « Colossus » tuent des habitants. Près des énormes turbines à gaz qui alimentent la machine, des familles entières souffrent d’un asthme sévère. Les cancers se multiplient, et nombreux en paient le prix de leur vie. Faut-il craindre qu’en Essonne, les riverains connaissent la même catastrophe sanitaire ?
Lorsqu’une technologie met des vies en danger, nous devrions avoir le courage de le dire : elle ne devrait tout simplement pas exister.
En France comme aux États-Unis, les infrastructures du numérique fleurissent partout. Si rien n’est fait, elles transformerons la surface de la terre en un immense désert irrespirable. Face à ce constat dramatique, une seule solution : abattre ce monstre technologique, pour retrouver des conditions de vies dignes.
EN ESSONNE ET AILLEURS, STOPPONS LES SUPERCALCULATEURS !



