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Une page se ferme, une autre s’ouvre : Anti-Tech Revolution !

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ATR
23
March
2026
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Une page se ferme, une autre s’ouvre : Anti-Tech Revolution !

Cela fait trois ans qu’Anti-tech Resistance s’est créé. Convaincus du rôle déterminant du progrès technologique dans la trajectoire de nos sociétés, nous avons menés de nombreuses actions de sensibilisation et une intense activité numérique pour faire connaître les nuisances engendrées par les technologies modernes, rendre plus accessible la critique de la technologie, et l’imposer dans les débats actuels. Aujourd’hui, force est de constater qu’un grand nombre d’organisations, pressurisées par ATR ou tout simplement par l’actualité - qui n’a cessé de confirmer nos postulats, cherchent à se positionner sur ces questions (souvent pour les réduire à un réformisme illusoire).

Dans ce contexte, il nous paraît essentiel que le mouvement anti-technologie franchisse un nouveau cap.
Pour que l'anti-tech ne se réduise pas à une énième étiquette accolée à des revendications déjà cooptées.
Pour que l'anti-tech continue d'incarner pleinement son potentiel révolutionnaire.

Dans le même temps, en interne aussi, une page se tourne : le départ de deux fondateurs signe la fin du collectif tel qu’il a pu exister jusqu’à aujourd’hui. Dans leur sillage, de plus en plus d’anciens membres d’ATR partent fonder de nouveaux collectifs ou en rejoindre pour y porter notre analyse technocritique.

C’est à l’intersection de ces transformations externes et internes que se dessine la fin d’Anti-Tech Resistance, et pour quelques héritiers, un renouveau.

En effet, bien qu’Anti-Tech Resistance s’arrête, nous savons que ce n’est pour autant pas la fin de notre combat : plus que jamais, la technologie menace la vie sur terre ainsi que la liberté des êtres vivants qui l’habitent. Développement effréné de l’IA, alliance entre technocrates et pouvoirs autoritaires, mise en place d’un système de surveillance global et totalitaire, guerres liées à la course aux ressources, dégradation sans précédent de la biodiversité… Ces dernières années n’ont fait que révéler l’ampleur du danger que nous dénoncions. Ainsi, pour affirmer la nécessité de continuer notre lutte et mieux marquer notre projet politique révolutionnaire, nous, héritiers de la résistance, porterons le nom Anti-Tech Revolution.

Nous restons convaincus que cette lutte nécessitera que des personnes se dédient pleinement à la cause. Cependant, nous choisissons aujourd’hui de dissoudre le grade cadre, qui donnait une apparence bureaucratique trompeuse à l’organisation. En opposition à ce modèle, Anti-Tech Revolution se consacrera à la création d’une assemblée internationale de partisans. Cette assemblée se basera sur les principes du centralisme démocratique, de la transparence interne et de l’autocritique pour mieux gérer le collectif.

Nous affirmons ainsi la volonté de se démarquer du modèle organisationnel hiérarchique de type ONG, pour que notre mouvement constitue un réel espace de partage de connaissance et de formation, tant à la critique de la technologie, qu’à la stratégie révolutionnaire non-violente et au militantisme de terrain. Cette transmission se basera sur un principe d’entraide collectif : les plus anciens et expérimentés seront les formateurs des nouveaux, ils assureront la diffusion de la culture révolutionnaire et de la culture de sécurité (impliquant le respect de la loi, dans le cadre des formations comme des actions).

Nous souhaitons également qu’Anti-Tech Revolution puisse accueillir une multitude de bénévoles désireux de nous aider à faire vivre la technocritique révolutionnaire dans l’espace publique (rédaction, graphisme, montage vidéo, édition), ou encore pour nous aider à faire vivre le militantisme de terrain (soutien financier pour impression de support de communication -tracts, affiches, revues-, prêt de locaux ou de matériel, etc). Afin de permettre à chacun de s’investir selon ses compétences et ses envies, notre site permettra d’orienter les profils et de valoriser l’engagement maximum de chacun.

Enfin, bien que Theodore Kaczynski ait produit un livre de stratégie particulièrement intéressant, nous affirmons que cet auteur controversé n’est pas la seule référence de notre mouvement qui se veut porteur de changement social collectif, et non pas de changements individuels et violents. La variété de nos inspirations, de Makhno à Simone Weil en passant par George Orwell, Jacques Ellul, Alexandre Grothendieck, ou encore Langdon Winner, témoigne du bagage culturel que nous valorisons en formation ou en conférence, pour permettre à chacun de comprendre les lois de la technologie moderne, de prendre conscience de l’ampleur des menaces et d’agir pour un monde libéré du joug des machines.

Pour la terre et la liberté,
Anti-Tech Revolution !

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